Uncategorized

La lune à Pierrot

 

Parfois la lune flotte

Dans l’eau du caniveau…..

Et, ce soir comme tantôt,

Les gouttes qui pianotent

 

Font dans le miroir d’eau

Une image qui tremblote,

Toute ronde et sanglote…

Figure et noir chapeau…

 

Oui, je suis bien là aussi.

C’est mon visage blême

Cette face de carême

Qui se reflète ici…

 

Tout à côté de l’astre.

Grêlure de cratères

Et barbe en magistère,

Associées, se contrastent…

 

Hécate et le vieux faune,

Dans l’eau noire, enlacés…

Etoile et mer ici réconciliées,

Ames sœurs, à l’aune

 

De nos doux cœurs….

Un revolin de vent,

Une risée droit devant

Vient casser le bonheur,

 

Ondoyant le miroir de l’eau,

Aux traits ronds des octants…

C’est le pied d’un passant

Qui plonge au caniveau…

 

On ne voit plus dedans,

Ce qui n’émeut personne…

Et pour lors je frissonne

Dans les giflées du vent…

 

Plus de visage blême

Parti, reflet de l’astre,

Plus de rondeurs de piastres

Seuls les vers du poème

 

 

 

Tentent encore d’apaiser

Cette soif que j’avais…

J’allais sûrement donner

Un bien chaste baiser…

 

A cette image ronde,

Spectre échoué au rivage

Désirable visage,

De femme blonde…

 

Ou bien de femme brune…

Qui flottait bien dans l’eau,

Dans l’eau du caniveau,

Hélas ce n’était que la lune…

 

Qui ce tantôt

Gisait à ce niveau…

 

Publicités
Par défaut

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s