Carnet de voyage: Venise. Place Saint Marc

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Carnet de voyage: Venise. Place Saint Marc

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Carnet de voyage (Sicile)

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Carnet de voyage (Sicile): L’archéologue…

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Carnets de voyage: Racines (Sicile)

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Carnets de voyage: Racines (Sicile)

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La sorcière

Gouache sur papier

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La sorcière

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Carnet de voyage: Le Cairn de BARNENEZ

Le Cairn, dont André Malraux disait qu’il était l’Acropole de la Préhistoire….

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Carnet de voyage: Le Cairn de BARNENEZ

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Carnet de voyage: Les préhistoriques ( Extrait du : Crime de l’Ile d’Arz – Hervé ALLIOUX )

Moi, j’étais dans le merveilleux de l’Histoire, de l’archéologie, de l’anthropologie, quelque chose comme cela…Il y a eu tellement de merveilles sur cette terre au cours de la très longue succession des générations…Qu’avons-nous hérité des préhistoriques ? Qui y pense ? Ce sont pour nous des anonymes…Nous n’en connaissons pas les visages…Nous n’avons aucune idée de la langue qu’ils utilisaient dans la vie de tous les jours, le son des mots d’amour qu’ils se donnaient, la musique de leurs paroles et le phrasé de leurs émotions, quand ils les exprimaient, heureux, tristes ou fâchés.

Nous les considérons comme des prototypes lointains, des ébauches dont nous descendons, des inachevés par rapport à nous. Nous ne leur accordons pas de grâce dans leur gestuelle, que nous n’imaginons même pas. Et pourtant, il a existé des femmes qui devaient avoir l’élégance de Maud ? Le délié de ses gestes tendres, la beauté de son port quand elle renversait sa tête en arrière pour brosser ses cheveux…Il y avait des artistes qui peignaient au profond des grottes, à la chiche lumière des lampes à huile. Et ils exploitaient les bosses et les creux des parois, ils géraient les ombres de ces reliefs pariétaux, ils les incorporaient à leurs œuvres, qui ne prenaient leur magnificence que dans le tremblement mouvant de la flamme timide et fumeuse des petites mèches. Ils étalaient les pigments, le noir du charbon de bois ou de l’os calciné, l’ocre et le rouge des oxydes de fer, ces terres dont on parle en peinture. Ils peignaient avec la sensualité que procure le contact avec la pierre lisse, le beau calcaire concrétionné. Cette surface, rendue si douce par les anciens cours des rivières souterraines disparues, ils la caressaient en mesurant l’onctuosité du médium dont ils avaient enduit la pulpe de leurs doigts. Et ils ont ressenti alors le même plaisir que nous, quand nous manions le pastel, si nous sommes peintres. Ils ont été les artistes premiers. Ils ont transformé leur émotion en œuvres sacrées tant de millénaires avant nous. Ils ont écrit la première page de l’aventure humaine, et nous leur devons une infinie reconnaissance… Nous n’avons aucune raison objective de nous sentir supérieurs à eux…Ils étaient bien meilleurs que nous dans la connaissance des plantes, des animaux…de la survie en milieu hostile. Ils avaient capturé l’énergie du feu. Bientôt ils deviendraient métallurgistes…Bientôt ils pratiqueraient l’élevage, l’agriculture…Leur intelligence était aussi puissante que la nôtre, à l’orée du néolithique, il y a 12 000 ans. Leurs sentiments aussi déliés…Leurs sensations, leurs réactions n’étaient pas amollies comme les nôtres par les conventions sociales et le confort…Rien dans leur vie n’était facile, et tout était merveilleux. Ils croyaient aux forces naturelles, à l’esprit de chaque mort et ils avaient des rîtes raffinés pour témoigner du grand passage de la fin de la vie…Que pensera-t-on de nous quand on trouvera nos restes dans la couche épaisse que les archéologues nommeront sans doute « le poubellien de la fin du deuxième millénaire d’un courant religieux qu’on appelait alors le christianisme, avéré par de nombreux documents trouvés dans la même strate, lors des fouilles…A moins que ces fameux documents ne soient des relevés des cours de la Bourse ? ». De quoi serons nous morts ? Qu’est-ce qui effacera nos civilisations, nos cultures, comme disent les archéologues ? L’envie, le goût de lucre, l’instinct de domination ? Le goût de mort ? Celle des autres, bien sûr, pas la nôtre. Nous crèverons de consumérisme ? De spéculations hasardeuses ? Nous épuisons la planète. Nous nous comportons comme des rats. Les rats, quand ils sont en surnombre, ils perdent leurfertilité. N ‘est-ce pas ce qui est en train d’arriver ? Ce qui est déjà arrivé, à moi comme à Maud ? 

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Attente d'automne

Les arbres sont encore bien verts. Le rouge, le jaune, l’ocre rouge, les tons rouille manquent encore sur la palette…Comme si la vie voulait durer et que l’assoupissement somptueux ne voulait pas encore arriver avec ses prémices cuivrés, ses bourrasques qui font exploser les arbres dorés et les épandre au sol en nappes crissantes et odorantes de remugles sous-terrains, d’humus et de pourritures nobles…
Les fleurs me disent, attend, nous voulons encore te faire jubiler de nos couleurs…Les Adieux, c’est pour tout à l’heure…Nous avons encore le temps, tout notre temps!

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Attente d’automne

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