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11 novembre 2013 Quatre-vingt-dixneuvième anniversaire de la fin de la « Grande guerre »

  Au sein de beaucoup de familles, on se remémorera des drames, on évoquera des disparitions, on se souviendra des plaies mal refermés…même si ces faits semblent désormais bien lointains et ont affecté nos arrières grands parents.

On ressortira peut être quelques photos jaunies et plus très nettes, comme je le fais aujourd’hui après avoir retrouvé cette vieille carte postale.

On y voit mon grand père maternel, debout sur l’avion dont il prenait soin en tant que mécanicien navigant et qu’il pilotait à l’occasion, car son officier pilote, sans doute issu de la cavalerie, avait le malheur d’être très myope!

C’était encore le temps des « faucheurs de marguerites » ou autres « fous volants dans leurs drôles de machines » et qui allaient devenir des héros, lorsque les Etats-majors, conviendraient que les machines volantes pourraient leur servir à quelque chose. Il y avait des concours d’aviation militaire, comme en témoigne cette photo de…1911.

On dit que pour les aviateurs, les affrontements aériens furent chevaleresques. Peut-on croire à cela?

Ma petite enfance fut nourrie de ce mythe, celui que véhicule « La grande illusion »…Je n’ai plus d’illusions sur la guerre, qui n’est jamais « fraîche et joyeuse, mais une ignominie  tragique…

Mon grand père appartenait à ce qu’on n’appellait sans doute pas encore l’Aéronavale. Je ne l’ai jamais connu, car il est mort bien avant ma naissance. Je sais qu’il a terminé la guerre à Fréjus, mais de nos jours, « l’aéroplace » a été transformée en base de loisirs…

Ma grand mère était à Paris, hébergée par son père, qui lui, avait vécu la Commune et la guerre de 1870…Ma mère, toute petite fille, était alors avec eux. Là, mes ascendants connurent les tirs de la « Grosse Bertha » et les raids de bombardement des Zeppelins…

L’un des frères de ma grand mère, qui servit dans l’infanterie, fut gravement bléssé par une balle allemande au début de la guerre, lors de la bataille de la Marne. Touché par un « snipper », alors que sa compagnie montait en ligne, il m’a raconté n’avoir jamais vu un seul allemand, tant l’ennemi à l’uniforme « feldgrau » se fondait dans le paysage…

J’étais gamin, quand il racontait cela. J’étais très impressionné par ses cicatrices et aussi, par ses décorations, Croix de guerre et Médaille militaire, par son casque et le masque à gaz qu’il avait gardés…

In memoriam…

 

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Une réflexion sur “11 novembre 2013 Quatre-vingt-dixneuvième anniversaire de la fin de la « Grande guerre »

  1. Mélanie dit :

    @ »Je n’ai plus d’illusions sur la guerre, qui n’est jamais « fraîche et joyeuse, mais une ignominie tragique… » – oui, hélas et malheureusement… car d’actualité sur certains méridiens… 😦
    – – –
    touchant récit, Hervé… tu l’as écrit avec la plume du cœur… pensées amicales, Mélanie

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