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Automne tout timide, automne gris et or

Dans les bois déplumés, le faune court encor…

Il y cherche les nymphes aux grottes retirées

Et sa toison roussie se fond à la ramée

Des basses et lourdes branches

Qui inclinent leurs hanches…

Il n’y a pas froidure pour jaunir les feuilles

Que la terre absorbe comme de petits cercueils…

Pas de branchettes noires zébrant le ciel souris,

Mais ruisselant, l’argent des graffitis,

Sous la pluie qui ruisselle et fouette,

Oh vannes grandes ouvertes,

Oh sentiers détrempés,

Oh couleurs délavées…

Il n’y a point de feuilles d’or, ni de rouge brillant,

Juste des lambeaux marrons aux arbres pendouillant…

Je vais jusqu’au jardin y chercher les dorures

Que seuls quelques bouleaux ont mis à leurs parures,

Car l’automne, aujourd’hui,

Est un état d’esprit.

H.ALLIOUX La Graverie – novembre 2013

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Sombre automne

En passant

4 réflexions sur “Sombre automne

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