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La déchirure entre les nuages

Il y a, je crois, en chacun d’entre nous,

Un bout de paradis qui nous tient, là, debout.

C’est comme une attirance, un pan de la conscience,

Une pente évidente qui marque sa présence,

Et nous nous efforçons de la suivre en montant,

De tracer notre route, sur elle, droit devant.

 

Il y a, je crois, en chacun d’entre nous,

De la bonté au cœur qui nous plie à genoux.

De l’amour, de la tendresse, un bleuet, une fleur,

Têtue, comme une aspiration vers le bonheur.

 

Nous avons des rebours et aussi des attentes,

Et des retours honteux, en nous, qui se repentent.

Nous avons des faiblesses et des hoquets du cœur,

Des eaux troubles, des instincts et des peurs,

Et de poignants moments qui amènent les pleurs.

Nous avons des élans de sublime indécence

Et parfois des repos où nous faisons confiance.

 

Nous sommes, je crois, de ces écorchés vifs,

Qui se marquent aux clôtures tels des chevaux rétifs…

Mais dans le ciel de plomb, vient toujours un trou bleu,

Un espoir insensé qui fait lever les yeux,

Et se sourire enfin…Nous nous sommes reconnus,

Et tendu nos mains jointes vers les nues,

A l’instant, en levant nos visages aux cieux.

 

Nous nous sommes touchés, vivants, heureux…

Car prier à genoux remet un homme debout,

Lorsqu’il a renoncé au venin du courroux….

L’Espoir, dit-on, est venu transparent,

Mais le nôtre est d’azur, et il est bien présent.

Il est la déchirure qu’on voit entre les nuages,

Et c’est cette embellie qui offre le courage… 

 

H.ALLIOUX

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Quelques vers à Venise

Là, tout en haut de ma chambre vénitienne,

Je vous raconterai des destinées anciennes.

Des histoires de doges ou bien d’aventuriers,

Ou de Casanova, masqué, la destinée…

Et sous le lustre qui pend entre les poutres,

D’ Eole sans doute, j’ouvrirai la grande outre

Et laisserai, pour naviguer, s’échapper tous les vents,

Et de Vivaldi, convoquerai le Printemps.

Je vous dirai : Byron nageait jusqu’au Lido,

Et une fois dans l’eau oubliait son pied-bot,

Qui ne l’empêcha pas d’honorer tant de dames,

Tant à Venise elles ont bien des charmes,

Qui se reflètent, brouillés dans les flots parme,

Car c’est la couleur qui perdure au couchant,

Quand dans l’Adriatique, Phoebus s’en va plongeant…

Peut être je vous narrerai les sposalizio del mare,

Ces noces avec la Mer, s’il n’est pas trop tard.

Mais si le somme vous vient, à bord du Bucentaure,

En fait quelque gondole, nous irons sans efforts,

Si tôt, vous reconduire au lit :

Il ne faut jamais prolonger ses récits.Image

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IMG_6512 IMG_6489IMG_6487IMG_6488Carnet de Voyage: Les statues d'Ernesto Lamagna (Icare abattu et L'Ange) -Vallée des temples - Sicile

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Carnet de Voyage: Les statues d’Ernesto Lamagna (Icare abattu et L’Ange) -Vallée des temples – Sicile

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Ode aux eaux sauvages

J’ai toujours tant aimé

Les fleuves et les rivières, 

Ces grandes coulées de ciel 

Au ventre de la Terre… 

Et les lentes retombées

Des branches tentacules 

Aux rives des saulées… 

Et les brosses des herbes 

L’été, couleur de miel 

Qui se mirent têtes en bas 

Au longs des bras des berges. 

Elles bougent avec le vent, portent

Vers l’océan toute l’odeur de la terre, 

Et cette fécondité se glisse vers la mer: 

C’est de la vie qui va, 

C’est de la vie qui nage.

30/09//2008                      

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De la Passion comme art majeur

 » Jamais homme n’a aimé comme je t’aime. je suis perdu, vois-tu ; je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que j’aime. Ah ! si tu as eu toute ta vie une soif de bonheur inextinguible, si c’est un bonheur d’être aimée, si tu l’as demandé au ciel, oh ! toi, ma vie, mon bien, ma bien-aimée ! tu es aimée, adorée, idolâtrée jusque’ à mourir ! « 

MUSSET.

 » Adieu, adieu, je ne veux pas te quitter, je ne veux pas te reprendre, je ne veux rien, rien ; j’ai les genoux par terre et les reins brisés ; qu’on ne me parle de rien. Je veux embrasser la terre et pleurer. Je ne t’aime plus, mais je t’adore toujours. Je ne veux plus de toi, mais je ne peux m’en passer. Mon seul amour, ma vie, mes entrailles, mon frère, mon sang, allez vous-en, mais tuez-moi en partant.

G.SAND.

George Sand et Alfred de Musset – Correspondance amoureuse – Editions PaleoImage

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Commencer l'année : Capturer un sourire, à Cnossos...

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Commencer l’année : Capturer un sourire, à Cnossos…

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