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La route d’Espagne

Je vous ai traversées, Montagnes Pyrénées

Sur ma route d’Espagne…Je vous connais si peu ;

Certaines de vos vallées me furent refusées…

Elles s’achevaient en cirques. Est-ce par jeu

Que vos chaines sont si peu franchissables ?

Pour monter plus haut, il nous faudrait des mules,

De la patience et un temps qui soit stable,

Sinon cela devient quelque tâche d’Hercule.

Je suis monté tout en haut de l’Aubisque,

C’était en plein juillet, on était dans les nuages.

Les murs de neige rendaient la chose épique.

Cols qu’on nomme « ports », sont-ce lieux de naufrage?

Grace à ces étroitures, encadrées de ravins,

Défilés stratégiques, on comprend

Que Roland, seul et abandonné, retînt les Sarrazins.

Il en mourut ce brave, il y a beaucoup d’ans…

A Roncevaux, un cor et une épée,

Tinrent si longtemps une armée en respect,

Qu’on narre lors cette franque épopée

Telle celle des Thermopyles aux héros sacrifiés…

La chaîne une fois franchie, on tombe en Espagne

On se confronte enfin au soleil matador

Et cela nous fait comme une Cocagne,

Les lumières froides deviennent des reflets d’or.

La route poudroie, nuages d’ocre jaunie, mobiles falbalas…

La mer qu’on voit au loin est bleu ultra marine…

Les agaves poussent, sauvages, accrochés aux sierras…

Il y a dans le vent un air de flamenco, quand tintent les clarines.

On dinera tard ce soir dans l’ombre du patio.

Quelques uns alors gratteront la guitare,

La gitane dansera sur ses jambes nerveuses ;

Et l’on se complaira à se coucher bien tard.

 

H. ALLIOUX La Graverie 30 avril 2014

 

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6 réflexions sur “La route d’Espagne

  1. 🙂 Hola Hervé! j’aime les montagnes depuis mon enfance, passée près des Carpates Méridionales qui ressemblent énormément aux Pyrénées franco-espagnoles(catalanes!) – les 2 chaînes ont le même « âge », donc des montagnes jeunes… 🙂
    * * *
    bonne santé, tonnes d’inspiration et un jeudi agréable! amicales pensées au parfum de muguet du jardin de mes voisins – où il pousse tout seul depuis des années… 🙂

  2. Un beau périple vers le « soleil matador » qui donne de furieuses envies de respirer l’air pur des sommets 😉 Merci, Hervé, pour cette excursion poétique en montagne.
    Amitiés,
    Odile

    • Odile,
      Trés heureux que mon petit poème vous ai plu.
      Il faut ouvrir le précieux coffret des rêves, pour les autres comme pour soi. Vous savez le faire comme personne.
      Bonne journée et merci
      Hervé

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