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Les oiseaux

Nous, les oiseaux de mer, nous volons anonymes.

Et nous, les oiseaux libres, nous voilà si discrets

Que si nous prenons terre, c’est au bord des abîmes…

Et l’or de nos yeux verts se pare de secrets…

Vrai, nous taisons tant et tant de naufrages …

Mais savons les secrets des fortunes de mer…

Tels ces voiliers chavirés qui engagent,

Le liston submergé, et se glissent à l’envers,

Telles des baleines mortes, sondant au fond des eaux…

Parfois sur quelques écueils nous hantons des épaves,

Perchés sur les membrures ou bien les étambots,

Parfois, à marée basse, juchés sur les étraves…

Souvent, on nous déteste d’être des témoins muets.

Pire, des dépeceurs, aux vagues du silence,

Des bouffeurs de cadavres, aux chairs avariées.

Nous sommes les Intouchables et maintenus à distance,

Nous veillons pourtant sur vos cimetières marins…

La nuit de coup de chien nous fracasse sur vos phares,

Lors vous voyez enfin nos destins incertains

De conclure ici bas nos vols planés hagards.

Nos voix rauques et perdues dans le vent,

Grincent comme les réas des vieilles poulies rouillées.

Nous sommes vos compagnons sur le libre océan,

Et nos vies se côtoient sur les houles roulées…

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La dérision

 

,Pour un portrait copie

La dérision est indispensable

A nous,.. pauvres misérables …

A prendre les choses à la légère

On rit de nos petites misères.

C’est nous rendre la vie plus facile,

Quitte à paraître bien imbéciles.

De voir les faits de côté,

Rend leur profil moins aiguisé.

C’est un moyen de dépassement

Qui nous fait lors intelligents.

De rendre les drames comiques,

Tend à les faire microscopiques…

Cela nous fait « Petits…petits …»

Et si les autres sont gentils,

Ils nous regardent au téléscope,

Ce qui en fait de vrais myopes.

A voir nos voyages dans la Lune,

Ils découvrent que dans la nuit brune,

Il y a parfois quelques lumières,

Aux parois claires des grands cratères.

Des petites lueurs qui embellissent

L’Ether où les comètes glissent.

A capter ainsi leur attention,

Nous obtenons de l’affection…

C’est bien le mieux que l’on puisse faire :

Ne pas rester les pieds sur Terre…

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