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Chronique nostalgique de la vie ordinaire:

9SERMENT du JEU de PAUME David 

DAVID Le serment du Jeu de Paume

Le jour d’après…

Non, ils ne gagneront pas. Ils ne peuvent pas gagner.
Hitler a perdu : Mussolini aussi.

Staline n’a pas vu son « oeuvre » durer bien longtemps au rythme lent de l’histoire.

Les militaires ont plié devant « La lady », Ang San Suki

La colonisation s’est effondrée devant la révolte des peuples, en Afrique, en Asie…

L’Empire britannique a plié devant Gandhi.

L’Apartheid n’a pas triomphé de Mandéla.

Ce ne sont que des exemples.

Non, ils ne gagneront pas, les islamistes, les barbares, comme les fascistes ne pouvaient pas gagner, comme les staliniens n’ont pu le faire. C’est certain parce que lorsque la violence et la barbarie deviennent la règle, la civilisation reprend la main.

C’est certain, enfin, parce que la liberté est gravée dans le cœur de la majorité des hommes, et des femmes à travers le monde, sans distinction de race, de culture, de religion et de couleur politique, tant qu’ils restent démocrates…

Ils ne gagneront pas, mais tout reste à faire.

Tout doit être repensé, reconstruit, réorganisé. Pour cela, il faut avoir foi dans le progrès de la morale humaine. Il faut croire que chacun naît, non seulement libre, mais avec un cœur et une conscience. Il faut vouloir que chacun parte dans la vie à égalité de chance avec ses frères humains.

Mais il faut savoir aussi que rien n’est donné sans lutte constante pour le maintenir.

Il faut veiller, constamment, sur la Liberté, La Fraternité, L’Egalité, La laïcité, La Tolérance, La Justice, La Démocratie. Car ce sont des fleurs très fragiles, des orchidées rares…Il faut se dévouer tout à elles pour qu’elles grandissent, prospèrent et vivent le plus longtemps possible à la mesure d’une vie humaine, et au fil des générations qui la prolongent.

Nous sommes tous Charlie.

Nous avons manifesté, les mains tenant des crayons et non des piques, le cœur lourd mais sans haine ni désir de vengeance. Dans ma petite ville nous étions 4 000 pour une population d’environ 16 000 habitants. Les maires en tête de cortège portaient leur écharpe sur leur costume sombre. Il la portaient comme on la porte depuis la Révolution : en travers de la poitrine, de l’épaule droite à la hanche gauche. J’ai toujours trouvé ce symbole impressionnant. La Commune, cela a toujours été le premier lieu d’affranchissement. Les rois ont accordé la liberté aux communes, devenues « villes franches » pour abaisser les prétentions nobiliaires. La Révolution en a fait, entre autre, la première circonscription électorale. Leur administration, la plupart du temps, a été et est animée par des gens intègres et dévoués à la chose publique…Ils incarnent le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. C’est eux qui gèrent le lieu où s’exerce au fil des vies, nos droits, nos libertés les plus immédiats et où nous devons accomplir nos devoirs. Car il n’y a pas de liberté sans devoir. Nous le savons bien.

Le défilé s’est fait en silence. C’était aussi comme si nous portions nos morts en terre…

Alors, le jour d’après, ce sera celui des victimes à indemniser, des politiques à mettre en œuvre pour tenter de guérir les maladies qui taraudent la Société. Le terrorisme fait partie de ces maladies.

Ce sera le moment d’essayer d’autres politiques. Il faudra avoir le courage de dire clairement ce qui ne va pas, et de le faire sans utiliser « la langue de bois » coutumière à ceux pour lesquels il est plus important de se faire élire ou réélire que de définir ce qu’il convient de faire AVEC leurs électeurs pour le bien de tous. On prête à De Gaulle d’avoir dit : « …Le polulo ne se trompe pas… ». Je pense que le peuple, quand il descend dans la rue, demande des choses qui sont légitimes : la paix civile et la sécurité, la liberté de conscience et d’expression, la pluralité des choix politiques, la légitime souveraineté, qui n’est pas un effet du nationalisme égoïste, mais cette belle notion un peu ringardisée de patriotisme. Les cimetières des combattants de deux guerres mondiales sont là pour attester que le patriotisme et la liberté ne sont pas des valeurs dépassées…

Le peuple, c’est à dire nous-mêmes, revendique le droit au travail et celui de gagner assez par son travail et ses œuvres , ses peines et ses jours pour avoir la sécurité matérielle et élever ses enfants et en faire d’honnêtes citoyens et non des repris de justice, transformés en bourreaux par des dérives sectaires intolérables. Le peuple souverain, c’est à dire nous, n’acceptera pas le sacrifice au libéralisme, ce qui a été construit à partir du programme du Comité national de la Resistance et qui a servi de base à la Reconstruction du Pays.

On rétorquera que nous manquons de moyens, (alors que nous sommes la 6 eme puissance mondiale). Peut-on faire l’effort de se souvenir dans quel état était le pays en 1945-1946 ? Ce que nos ancêtres ont réussi à faire, pourquoi ne pas l’accomplir à notre tour.

Et si nous sommes en guerre, sans l’avoir voulu et après des décennies d’efforts pour construire un espace de sécurité avec nos voisins et amis européens, alors rappelons nous les mots de Danton : « De l’audace, toujours de l’audace, encore de l’audace et la Patrie sera sauvée ».

En tous cas, les responsables politiques n’ont pas, à mon sens, le droit de « se rater », comme on dit en langage familier, sauf à avoir à faire face à des mouvements d’une ampleur équivalente à ceux que nous venons de vivre, mais beaucoup moins pacifiques…

La Philosophie des Lumières est plus que jamais d’actualité pour nous guider. C’est là aussi qu’il faut chercher l’inspiration .

H.A.

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8 réflexions sur “Chronique nostalgique de la vie ordinaire:

  1. Savez-vous ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est ce mouvement de fond, très souterrain, ce sont ces voix de plus en plus nombreuses et influentes, qui aimeraient bien que l’on paie les gens moins cher, que le SMIG c’est trop, que la protection sociale, c’est encore trop aussi, que des réformes (sous-entendu des pertes nécessaires) sont indispensables. Cela m’inquiète beaucoup car j’entends ces discours de plus en plus souvent. Tous ces gens qui sont prêts pour que perdent les autres à leur place. Je ne pense pas qu’ils connaissent l’histoire des luttes sociales. Et puis ce discours aussi « On a besoin des riches, et on a besoin des puissants ». la stupidité, la bêtise, est sans fond. le manque d’humanisme, l’incapacité de « raisonner » m’attriste.

    • Tout ceci, que vous constatez comme moi, est l’expression d’une « réaction ». Hors, les faits historiques semblent indiquer que sur les deux cent dernières années, la Réaction n’a jamais durablement triomphé.
      Alors, indignons-nous. C’est très rassurant de constater que l’on n’est pas seul.
      Amitiés.
      H.A.

  2. Tout est dis.
    le serment du jeu de paume est pour moi un grand souvenir de cm2
    notre instit, homme sévère nous a fait montér sur nos pupitres
    nous etions abasourdi par ce geste
    et il nous a fait prêter le serment du jeu de paume
    Un moment magique,inoubliable.

    • Votre instit était un pédagogue comme je les aime…Avez-vous vu « Le cercle des poètes disparus » ? c’est cela, enseigner, pour moi et quelques autres, qui m’ont tout appris. Merci à eux et merci pour votre commentaire.

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