Uncategorized

Equinoxe

120px-Venus_botticelli_detail

Printemps

Il y a au bois plus d’un sourcin

Qui glougloute sa chanson émue.

La nymphe y rafraîchi son doux sein

Et y ruisselle toute nue.

Pourtant le temps est un peu frais.

Première sortie après l’hiver :

La nymphe, de sa grotte avait assez,

Elle voulait enfin voir du vert.

Elle désirait mirer dans l’eau,

Son doux visage un peu froissé,

Par l’abandon d’un long repos.

L’onde argentée ravive les traits.

La lumière filtre sous les branches.

Elle s’expose aux pâles rayons

Qui carènent en courbes ses hanches

Et modèlent des mèches à son front.

L’aurore nimbe sa jolie tête.

Les oiseaux lui donnent une aubade.

On dirait qu’ils sont à la fête.

Un grand cerf s’offre une parade…

La vie s’affiche sans détours…

L’air est plein d’élans d’amour…

Par défaut
Uncategorized

A Florence ARTHAUD

1990 - Route du Rhum - Florence Arthaud

Elle est partie la Demoiselle…

Elle est partie vers le grand bleu, où les marins glissent en silence, depuis la nuit des temps…

Le destin lui a offert la grâce que ce soit les yeux bandées, de sorte qu’elle n’a sans doute pas eu le temps de comprendre que la Parque coupait son fil…

Les yeux bandés, rendez-vous compte, Comme qui on va fusiller.

Etait-ce symbole ?

On gaspille des vies lumineuses, pour vendre de bien piètres jeux…

Elle est partie la Grande Dame qui avait donné sa vie à la mer…

Elle n’était pas bien sur terre

Il lui fallait des ailes marines, Et de dansantes et blanches carènes…

Elle est partie la Petite fille, en jouant pour distraire des sots qui télèphagent ceux qui ont du courage pour deux, et tels remplissent leurs vies en creux… en regardant de petits jeux.

Ces terriens n’ont jamais rien risqué, il faut bien rêver pour eux…

Elle est partie cette lady.

S’en est allée comme Tabarly ;

une grande glissade dans les eaux glauques, ( car c’était en Mer d’Irlande, là où il y a encore des sirènes …au fond des verres de Guiness )…

Là où les bouées ont des voix rauques…

Elle est parie, comme fit Colas sur son bateau démesuré,

avalé par l’Atlantique ou quelque grand cétacé.

Il y a une grande injustice, car elle est tombée des cieux

sur une dure terre de montagne, napalmée au kérosène.

Il n’y avait plus de santal… C’est un mauvais tour des Dieux…

Mais pourtant, qu’elle était belle… La Demoiselle…qui regardait la vie en face

Et s’acceptait telle qu’elle était.

Elle raconte sa vie aux sirènes.

Les marins entendront son chant, voler sur l’eau enchantée,

lorsqu’ aux soirées de mer calmée

monte au ciel la Croix du Sud.

Par défaut