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A Florence ARTHAUD

1990 - Route du Rhum - Florence Arthaud

Elle est partie la Demoiselle…

Elle est partie vers le grand bleu, où les marins glissent en silence, depuis la nuit des temps…

Le destin lui a offert la grâce que ce soit les yeux bandées, de sorte qu’elle n’a sans doute pas eu le temps de comprendre que la Parque coupait son fil…

Les yeux bandés, rendez-vous compte, Comme qui on va fusiller.

Etait-ce symbole ?

On gaspille des vies lumineuses, pour vendre de bien piètres jeux…

Elle est partie la Grande Dame qui avait donné sa vie à la mer…

Elle n’était pas bien sur terre

Il lui fallait des ailes marines, Et de dansantes et blanches carènes…

Elle est partie la Petite fille, en jouant pour distraire des sots qui télèphagent ceux qui ont du courage pour deux, et tels remplissent leurs vies en creux… en regardant de petits jeux.

Ces terriens n’ont jamais rien risqué, il faut bien rêver pour eux…

Elle est partie cette lady.

S’en est allée comme Tabarly ;

une grande glissade dans les eaux glauques, ( car c’était en Mer d’Irlande, là où il y a encore des sirènes …au fond des verres de Guiness )…

Là où les bouées ont des voix rauques…

Elle est parie, comme fit Colas sur son bateau démesuré,

avalé par l’Atlantique ou quelque grand cétacé.

Il y a une grande injustice, car elle est tombée des cieux

sur une dure terre de montagne, napalmée au kérosène.

Il n’y avait plus de santal… C’est un mauvais tour des Dieux…

Mais pourtant, qu’elle était belle… La Demoiselle…qui regardait la vie en face

Et s’acceptait telle qu’elle était.

Elle raconte sa vie aux sirènes.

Les marins entendront son chant, voler sur l’eau enchantée,

lorsqu’ aux soirées de mer calmée

monte au ciel la Croix du Sud.

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14 réflexions sur “A Florence ARTHAUD

  1. un bel hommage avec des mots qui touchent notre cœur
    le petite fiancée de l Atlantique est partie rejoindre tant de compagnons de la mer
    cette mer qui était leur passion
    hélas la mer ne l a pas prise dans ses vagues
    le ciel l a enveloppée de ses nuages
    amicalement et merci pour ce billet
    Dany

  2. Cela m’a laissée abasourdie. perdre sa vie ainsi, pour un jeu télévisé. j’avais lu un roman d’Amélie Nothomb où il était question dans le futur de jeux télévision où l’on jouait à la vie à la mort. Je pense qu’on en est là.

    • Merci, Marie. Notre estime, Florence Athaud l’a mérité. Elle s’est construite dans un monde dur et difficile, celui des marins. Elle nous a donné de l’espoir: Tout est possible, si on le veut vraiment.

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