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Equinoxe

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Printemps

Il y a au bois plus d’un sourcin

Qui glougloute sa chanson émue.

La nymphe y rafraîchi son doux sein

Et y ruisselle toute nue.

Pourtant le temps est un peu frais.

Première sortie après l’hiver :

La nymphe, de sa grotte avait assez,

Elle voulait enfin voir du vert.

Elle désirait mirer dans l’eau,

Son doux visage un peu froissé,

Par l’abandon d’un long repos.

L’onde argentée ravive les traits.

La lumière filtre sous les branches.

Elle s’expose aux pâles rayons

Qui carènent en courbes ses hanches

Et modèlent des mèches à son front.

L’aurore nimbe sa jolie tête.

Les oiseaux lui donnent une aubade.

On dirait qu’ils sont à la fête.

Un grand cerf s’offre une parade…

La vie s’affiche sans détours…

L’air est plein d’élans d’amour…

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6 réflexions sur “Equinoxe

  1. C’est frais et léger comme une brise caressante, ça se lit avec des yeux d’enfant, c’est lumineux, clair et chatoyant comme un commencement de printemps !

    • Mille merci et très touché. Les yeux des poètes et ceux des enfants sont les mêmes, et leurs âmes toujours avides de jouer avec les mots…Jouer? Comme on joue de la musique, bien sûr.

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