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Du fanatisme:

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Voltaire écrit (Dictionnaire Philosophique):

 

Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère.

Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités et ses imaginations pour des prophéties, est un fanatique novice qui donne de grandes espérances; il pourra bientôt tuer pour l’amour de Dieu.

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Les plus grand exemple de fanatisme est celui des bourgeois de Paris qui coururent assassiner, égorger, jeter par les fenêtres, mettre en pièces, la nuit de la Saint-Barthélemy, leurs concitoyens qui n’allaient point à la messe.

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Il n’est d’autre remède à cette maladie épidémique que l’esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les moeurs des hommes, et qui prévient les accès du mal; car, dès que ce mal fait des progrès, il faut fuir et attendre que l’air soit purifié. Les lois de la religion ne suffisent pas contre la peste de âmes: la religion, loin d’être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison pour les cerveaux infectés

…/…

Les lois sont encore très impuissantes contre ces accès de rage: c’est comme si vous lisiez un arrêt du conseil à un frénétique. Ces gens-là sont persuadés que l’esprit saint qui les pénètre est au dessus des lois, que leur enthousiasme est la seule loi qu’ils doivent entendre.

Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et qui en conséquence est sûr de mériter le ciel  en vous égorgeant ? 

Je trouve cette analyse d’une modernité confondante et qui me dispense de tenter d’écrire sur le sujet un texte qui n’aurait pu atteindre à cette perfection. Quand à savoir où je me réfugierai si ce « mal » devait s’étendre, je crois avoir choisi mon Ferney.

Bien entendu, les djiadistes sachant parfois lire , je prendrai bien garde de le préciser ici.

 

 

 

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