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Ciao Dottore

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Nous venons de perdre notre dernier humaniste.

Une mort est toujours un déchirement pour ceux qui admiraient qui est parti.

Cet écrivain que j’aime profondément, à l’instar  d’  Albert Camus qui demeure mon maître à penser, comme  Hugo Pratt est mon maître à rêver, nous laisse à un bien mauvais moment, celui où les esprits manquent trop souvent de profondeur et la pensée est bien la plus part du temps une « pensée unique » , sans recul et sans discernement.

Je laisse ici, sur  le clavier de mon ordinateur, que j’aurais pu, comme lui, appeler « Aboulafia », la trace de son passage dans mon lieu de travail: les deux livres qui sont mes préférés: Le Pendule de Faoucault, plein d’humour et de merveilleux…et un petit ouvrage qui m’a servi bien souvent de béquille lorsque j’ai entrepris d’ écrire « Les dérivantes »…

Ciao Dottore, grazie mile…

 

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Les Héritiers

QRN sur BRETZELBOURG.JPG

(Franquin: QRN sur Bretzebourg)

 

Je ne puis m’empêcher de penser, depuis que je tiens ce blog, que quelque part, je réalise un vieux rêve d’enfance: entrer en contact avec des inconnus qui deviennent des familiers et des amis, dans le calme de la distance que nous survolons sans entraves grâce au Net.

Nous jetons nos  bouteilles à la mer, mais elles sont tout de suite retrouvées et de jolies réponses nous parviennent. De même nous recevons en direct des oeuvres qui trompent nos solitudes, nous divertissent au sens premier du terme, nous ouvrent à la variation des pensées, des intentions, multiplient nos regards et nous rapprochent les uns des autres pour de jolis moments de bonheur.

Alors me vient cette idée d’un Héritage, et c’est pour cela que j’évoquais mes rêves d’enfant:

Je rêvais d’être radio-amateur. Un champion du morse qui parcours les océans et les terres, survole les plus hautes montagnes, plane sur les barkhanes et les regs du désert…

Souvenons-nous: lorsque le péril ou la guerre affectaient en des crise soudaines certaines régions du monde, lorsque la menace de perdre la vie planait sur de pauvres gens, qui assuraient l’information, établissaient les relais indispensables, sinon les radio-amateurs?

Deux exemples pris dans mes souvenirs de jeunesse:

1956: L’invasion de la Hongrie par les troupes soviétiques. Les chars russes font des centaines de morts. Qui fera parvenir les échos des derniers instants de la Liberté agonisante, sinon ceux qui opèrent un émetteur clandestin?

1952: Un cargo danois se rendant aux Etats-Unis est en train de couler à l’ouvert de la Manche. C’est un vieux « liberty ship ». Il est presque coupé en deux.  Il s’appelle le « Flying Enterprise ». Profitant d’une accalmie de la tempête l’équipage est évacué tant bien que mal . Seul le capitaine est resté à bord. Il s’appelle Kurt Carlsen. Lui, il n’évacura le navire que lorsque le naufrage final aura lieu, plusieurs jours après, en dépit de tentatives de remorquage qui toutes échoueront. Carlsen, lui, c’était un vrai marin, pas un capitaine fantoche de palace flottant…

Qui tînt le monde informé, heurespar heure, sinon les radios amateurs…

Leçon de mes petites histoire…Sommes nous les héritiers, oh une petite goutte de l’héritage, de ceux qui voulaient aussi parler  aux autres à travers la distance et en dépit des conditions?…Je trouve ce rêve assez séduisant…

Au fait, nous mettons une image sur notre profil. Les radio-amateurs échangent une belle image après leur premier contact avec un autre passionné.  Cela s’appelle un QSL, je crois me souvenir…Symbolique, non?

 

Radioamateurisme_-_Carte_QSL_de_F8NU_(France)_(19).jpg

 

 

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Peindre les silences

 

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J’aime beaucoup les peintures d’Edward HOPPER. Quand j’ai commencé à peindre, et me suis vite détourné des paysages, c’est dans sa peinture que j’ ai cherché mes premiers modèles. Il m’ a donné une grande sensibilité au silence. Ses personnages sont faits de mutisme, interiorisés, volontairement retranchés des autres… Et pourtant, ils ont tellement à raconter malgré leur impassibilité qu’ils en sont attirants…

Alors ce premier essai de mes débuts pour évoquer un artiste de grande valeur.

(Huile sur carton)

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Photo, Poesie

Formes

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Regardez la nature!

Regardez la donc bien…

Soyez repus de paysages, d’ici jusqu’au plat horizon.

Faites en une culture, un tableau, une photo, quelques vers…

Détaillez bien ses charmes, à l’endroit, à l’envers.

Jouissez donc de ses traits ,  tout droit ou de travers.

Assis, debout, couché, humez donc le grand large.

Voyez ce paysage.

Et de ce lourd chaos, tirez vos personnages

Vers la mythologie que ces roches transpirent:

Voyez donc ce griffon qui du granit soupire

Reniflant la tortue, même pas effarouchée…

Pensez donc à Hugo: d’une telle muraille

Il tira une légende…

C’était celle des siècles .

Il fut tel grand poète, que ne suis qu’histrion,

Qui a parfois au coeur quelque petite chanson.

 

 

 

 

 

 

 

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