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Les barbares

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Nous retournons doucement à la barbarie .

Nous coulons, lentement nous sombrons…

L’orchestre joue un air très doux, une subtile mélodie,

Une valse lente, que sais-encore…

Les danseurs se sont arrêtés et leurs enlacements se figent,

Le pont n’est plus droit sous leurs pieds .

Ce n’est pas bien inquiétant,

Un bateau ça bouge tout le temps.

Pourtant la mer est si calme

Et les machines sont arrêtées..

Il monte comme un frisson à l’âme.

Est-ce un effet des épaules nues ?

Un friselis de brume sur la peau.

Tout à l’heure paru une glace qui longeait le flanc du bateau ;

Elle s’estompe dans le sillage

Elle est à peine un mirage,

Une brillance si basse à fleur d’eau…

 

D’une façon tout aussi sournoise, le niveau de l’irrespect

Monte dans nos sociétés comme issu d’une voie d’eau.

On déverse à longueur de temps

Des tombereaux d’insanités.

Parfois s ‘y mêlent des injures et les coups ne sont pas loin.

Les victimes sont d’abord nos pensées.

Le droit de dire est condamné .

Tais-toi si tu n’es pas comme les autres,

Si tu dispenses quelques lumières.

Les phares doivent s’éteindre sur cette terre .

L’obscurité sied aux crapules

Et la nuit plaît aux pouvoirs.

Ne pas se poser de question,

Cette nuit, la mer est bien noire.

 

Ce texte est dédié à l’auteure du Blog TRAIN SUR TRAIN sur Worldpress ,

qui s’est faite agresser il y a quelques jours… pour avoir fait un dessin !

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7 réflexions sur “Les barbares

  1. C’est l’histoire de la grenouille plongée dans une casserole d’eau froide puis placée sur le feu. La température monte doucement, la grenouille ne sent pas la différence, et quand l’eau bout, il est trop tard. Toujours surveiller la température et retirer la casserole du feu avant l’inéluctable. Rien n’est jamais écrit d’avance quand on voit arriver la folie des hommes y compris la nôtre propre. Bien belle façon de baliser la violence des passions stupides que cet article.

  2. Oui, nos temps sont sombres, mais toi, l’historien, tu connais les ondulations de l’histoire…ce n’est pas rassurant pour autant, mais ce n’est pas nouveau

    Il est beau ton poème.
    Je m’en vais le relire encore

    Bonne journée

    • L’Histoire bégaie, elle oscille,elle ondule même, et cela est très joli,qui lui fait une belle chevelure. Mais que nous montre-t-elle? La lutte entre le Bien et le Mal qui sont des relatifs? Il y a des tendances dont nous nous inquiétons. Sommes nous dans les années 30 ou en 2016? A chacun sa vérité . Je ne veux pas couvrir de l’ombre de Cassandre les légitimes optimismes.
      Merci pour ton joli commentaire.
      Bonne journée à toi aussi .

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