Dessin, Uncategorized

Nuits debout (2)

 

Vues par Charlotte ALLIOUX

( acrylique sur toile 60 x 50 cm )

 

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Ma petite fille peint avec naturel et talent.

Vous ne vous attendiez pas à ce que j’écrive le contraire devant la fraîcheur et la spontanéité de son expression. C’est aussi une admiratrice de Charlotte SALOMON ( voir le texte magnifique de FOLKINOS et les gouaches de CHARLOTTE SALOMON).

Il y a plein de symboles dans le regard d’une jeune fille de 15 ans…Il y a aussi tant de promesse d’avenir      !!!

 

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A bientôt…

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Je prépare mes valises.

Bientôt je serai en Grèce.

C’est un désir profond, celui du rêve, des vieilles pierres, des paysages magnifiques, des gens de caractère.

Peut être  dialoguerai-je avec Aphrodite, qui sortira de la mer pour me faire un clin d’oeil.

Je m’amuserai à déchiffrer un autre alphabet.

Les  fantômes de quelques vieux philosophes m’attendent peut être au pied des colonnes ruinées.

Et même s’il n’arrive rien de tout cela, je serai retourné une nouvelle fois là où tout a commencé.

C’est pareil à ce qui arrive lorsque l’on pense à sa mère:

Une grande douceur nostalgique.

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Pause picturale

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Je n’ai pas été trés présent sur mon blog ces temps derniers…

J’ai eu besoin de me retirer un peu.

J’avais envie de peindre en prenant mon temps, par petites touches journalières, en établissant des petites routines.

J’ai cherché comment représenter l’eau jallissante, celle qui ruisselle sur les pierres et n’est plus écumes, aussi.

Ma petite bonne femme imprudente dans son lourd manteau et troussée haut, m’a fait sourire à peindre.

C’est une chose modeste et non finie…Quand un tableau est-il fini ? Il n’y a pas de réponse….

A vous de voir, en espérant que vos vacances ont été douces et heureuses.

H.A.

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Carnet de voyage

Mine de plomb sur papier H.A 19/07/2015

Mine de plomb sur papier H.A 19/07/2015

Je me suis levé et habillé avec les légers vêtements de la veille.

Je suis sorti de la maison aux volets bleus.

Il était tôt. Dans la rue qui mène droit à la plage il n’y avait personne.

Rien. Et tout m’appartenait.

Le temps était gris. Calme. Sans vent.

On entendait la mer, là bas, invisible derrière la dune.

Elle était sous les nuages gris, et la mer, elle battait le plein...

« Battre le plein », c’est un bruit merveilleux, régulier comme celui d’un cœur apaisé,

métronomique, facinant, attirant et rassurant à la fois.

Une respiration régulière, bienfaisante, tellement qu’on calque dessus le rythme de sa propre respiration. On se sent vivre, rempli de douceur, baigné de bonheur….

Puis une voiture est apparue, comme venue de la mer , en fait, sans doute du parking du club de voile, car ordinairement, les voitures ne sortent pas des flots, comme les phoques, les otaries…

La voiture était blanche. Elle ne faisait aucun bruit. Elle a tourné à gauche, avant de passer devant moi et pour se perdre dans une quelconque allée entre les villas.

C’était une hybride, d’une marque connue. Elle évoluait sous propulsion électrique.

Elle n’avait rien masqué du bruit de la mer… de la mer qui battait le plein. Elle n’avait rien dérangé dans l’ordre du monde. A peine intrusive, silencieuse, elle avait respecté le tempo de l’océan.

Elle passait, c’est tout. Comme passe le goëlan qui plane, le rayon lumineux du phare, la bas, quelque part, balayant la nue…

Calme, tranquillité, solitude souveraine et sereine….

Et le pouls de la mer bat…

La mer, un jour, elle viendra à la place où se tient la maison où j’ai passé la nuit. C’est sûr, inévitable et certain. Il n’y a que la dune comme obstacle provisoire. Et cela ne me choque pas, ne m’émeut pas. C’est inévitable…Cela fait partie de la vie de la planète. Cela a déjà eu lieu, dans des temps géologiques sans commune mesure dans leur rythme avec la durée de nos courtes vies humaines. Nous sommes des enfants dont les aïeux ont construit trop près de l’eau. Nos maisons sont des châteaux de sable et nous l’avons toujours su, mais nous le sommes caché.

La mer bat le plein. Nous construisons des voitures électriques . C’est bien, comme ce matin. Cela ne détruit pas le rêve…

Nous ne pensons pas de la bonne façon. Ce n’est pas la mer qui est un problème, son niveau, je veux dire…Nous ne posons pas les bonnes questions…Et si le problème, c’était nous ?

Diminuons les rejets des C02…Pourquoi pas. Mais combien de millions d’hectares de forêts avons nous rasés, disons, ces cinquante dernières années ?

Que dit la mer qui bat le plein ?

« Je ne suis pas contre toi, petit homme, ni avec toi. Moi je suis libre, mais si tu me crains, questionnes-toi sur tes erreurs. »

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Souvenir de saison…Le Bac vu des coulisses:

Bac juin1998 Vire salle du Vaudeville 2

Que fait un correcteur qui surveille une épreuve de Baccalauréat, et qui au bout de trois heures sent sa vigilance faiblir?

Le silence est sépulcral, épais, poisseux de la tention des candidats. Parfois, seul bruit, un stylo gratte un peu. Une chaise bouge de quelques centimètres, avec un discret grincement sur le pavé…

Alors, le correcteur, il prend son stylo.

Là où il est, il domine toute la salle où ses collègues font les cents pas…Des pas légèrement glissés pour qu’on ne les entendent pas…

Alors, le correcteur, il prend une feuille de brouilon vierge.

Il saisit l’instant, à l’instinct, sans vraiment dessiner…

Il regarde toute cette jeunesse et se souviens  de ce qu’il ressentait quand il était à leur place: il y a bien longtemps.

Le bac, c’est un rite de passage…Il sait que quand il recevra son paquet de cent dissertations à corriger il aura au coeur beaucoup d’indulgence. C’est le seul pouvoir qui soit respectable, celui de l’indulgence.

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Copier…

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Copier est un acte très vilain et parfois répréhensible.

Le « copieur » à l’école est dénoncé par ses petits camarades, y compris ceux qui sont aussi malhonnêtes que lui mais ont eu l’astuce de ne pas se faire prendre…Sa réputation est faite: « M’sieur, M’sieur ! J’veux pas être à côté d’lui…y copie ! »…

Et si cette mauvaise habitude perdure, pendant toute une scolarité, si vous vous faites prendre au Bac, la sanction est lourde, avec l’interdiction de se présenter à d’autres examens, y compris celui qui donne le permis de conduire…Bigre..

Toutefois, en art, la question se pose d’une autre manière. La copie d’un tableau aux fins de vente en tant qu’original est un délit , mais reprendre un thème traité par un autre artiste, une pratique courante ouvrant sur d’interéssants  renouvellements. Personne ne songerait à reprocher à Picasso ses « Baigneuses »…

Copier est même un acte de formation fondamental, pour se faire l’oeil et la main. Au musée on voit courament étudiants et parfois amateurs, se livrer en toute légalité à ce travail. Pendant longtemps, des amateurs d’art se sont fait réaliser des copies de tableaux célèbres qui leurs étaient inaccessibles.

Alors, moi aussi, j’ai mes petites copies dans mes cartons. Je vous livre ma version d’un nu de CHASSERIAU…Crayon de couleur et aquarelle sur papier tout à fait ordinaire.

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