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Nuits debout

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N’oublions jamais que le pouvoir appartient au peuple, qu’il en émane et que si jamais une oligarchie, quelle que soit sa puissance apparente, tente de le priver de ses droits fondamentaux, le peuple a le droit et le devoir de s’y opposer.

C’est prendre de gros risques d’aller vers des convulsions sociales et politiques que d’ignorer la volonté du peuple.

On peut s’interroger sur la représentativité des assemblées de citoyens réunis par des réactions à une politique contestée, mais, comme au sein de l’Ecclésia grecque , ou lors du Serment du Jeu de Paume, la voix du PEUPLE ne peut être ignorée et tout recours à la force pour la museler ne pourrait avoir que des conséquences gravissimes.

La sagesse est de savoir changer de politique, si celle menée ne convient pas, et il y aurait une certaine grandeur à le faire , pour un gouvernement qui reconnaitrait qu’il s’est fourvoyé.

Certes un gouvernement peut conduire une politique qui soit impopulaire, mais il doit alors s’interroger sur sa légitimité et sur sa représentativité réelle. Notre société hyper médiatisée s’encombre à longueur de journée de sondages plus ou moins sophistiqués et dont la valeur scientifique pourrait parfois être mise en défaut. L’excès de sondages tue les sondages, et ne sont-ils pas parfois utilisés pour tester une politique ou créer des mécanismes de rejet ou d’adhésion ?

Comment mesurer les mouvements d’opinion ? Que pèsent des opinions exprimées en Assemblées Générales sur nos places publiques, et actées, semble-t-il, par rapport aux sondages médiatisés.

On nous dit souvent que les français sont favorables à des réformes, que celles çi sont indispensables. On ne nous dit jamais ce que celles d’avant ont apporté, EN MIEUX pour la majorité des citoyens dans leur vie de tous les jours.

Je demeure persuadé qu’il faut écouter les citoyens, quelle que soit la forme d’expression qu’ils choisissent, à condition qu’elle demeure pacifique. La démocratie se construit avec les citoyens, jamais sans eux, jamais en suivant des théories plus où moins artificielles. Tant qu’aux économistes dont les oukazes deviennent de véritables crédos, la raison m’entraîne de plus en plus loin de leurs idéologies univoques…

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De la Passion comme art majeur

 » Jamais homme n’a aimé comme je t’aime. je suis perdu, vois-tu ; je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que j’aime. Ah ! si tu as eu toute ta vie une soif de bonheur inextinguible, si c’est un bonheur d’être aimée, si tu l’as demandé au ciel, oh ! toi, ma vie, mon bien, ma bien-aimée ! tu es aimée, adorée, idolâtrée jusque’ à mourir ! « 

MUSSET.

 » Adieu, adieu, je ne veux pas te quitter, je ne veux pas te reprendre, je ne veux rien, rien ; j’ai les genoux par terre et les reins brisés ; qu’on ne me parle de rien. Je veux embrasser la terre et pleurer. Je ne t’aime plus, mais je t’adore toujours. Je ne veux plus de toi, mais je ne peux m’en passer. Mon seul amour, ma vie, mes entrailles, mon frère, mon sang, allez vous-en, mais tuez-moi en partant.

G.SAND.

George Sand et Alfred de Musset – Correspondance amoureuse – Editions PaleoImage

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